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Gentil'îlot Vert et ses Voeux 2024 !

Dernière mise à jour : 29 janv.

Voeux et voeux

Les images de couverture sont parfois trompeuses...

Nos voeux officieux pour 2024 !

Vous trouverez aussi ici quelques "voeux impertinents"...


Nos voeux (officiels de l'association) pour 2024 sont les mêmes que ceux de 2023, retransférés ci-dessous.


Cliquer sur les images pour ouvrir les liens de cet article. Merci !



Rien n'ayant avancé ici, nous sommes au Point mort donc nous ne pouvons que réitérer toujours et encore les mêmes voeux depuis finalement 2017, l'ouverture de ce compte LinkedIn et du site Web de l'association Gentil'îlot vert (Agiv de Gentilly).



Voici donc... Et "nous préfèrerions ne pas"... avoir à ironiser...


Voici donc... nos voeux officieux et impertinents pour 2024 !

Par le Groupe de réflexion au sein de l'Association Agiv (dont les présents propos ci-après et Posts "impertinents" n'engagent que les membres de ce Groupe)


Les voeux officieux et imminemment impertinents, suivent, ci-après, suivant nos humeurs du moment, notre temps à y consacrer, puisque rien n'y fait, ni ne change l'ordre nauséabond des choses, afin de tenter de secouer (une fois encore) un petit peu, mais "sagement" (audible aux oreilles sensibles), le conformisme de ces indifférences bien pensantes qui nous rongent et inactions mortifères, face aux ruines qui se rapprochent et nous enserrent et/ou nous engloutissent quand on y vit dedans, comme ici bas...


Karess Kipick, Jeff Chyro et quelques amis de l'îlot vert au Diable Vauvert ont continué de peaufiner l'écriture de leur Conte (aventures) ordinaire(s) en 2023...


La maturité publiable ne saurait tarder


Il nous faut juste évaluer si dans l'état de nos démocraties, il est permis d'en parler...


En attendant nous vous invitons à regarder cette ITW de Jacques Testart qui nous fait une petite leçon de logique : 


SCIENCE ET DÉMOCRATIE : IL FAUT SE DÉBARRASSER DES INFLUENCES D’ARGENT ! - Jacques Testart


(...) "réflexion pour donner aux citoyens un rôle réellement démocratique, tant au niveau de notre système politique global, que du champ de la science abandonné aveuglément aux « experts ».

"Alors même que les avancés frôlent le transhumanisme, mettant en jeu l'avenir de l'humanité, et que la recherche est orientée selon les besoins du commerce et de l'industrie, il est plus que jamais temps de reprendre le contrôle. Sans cela, les lobbyistes continueront à gagner du terrain, au détriment de l'intérêt commun"



Exemple de lobbying : "Pesticides interdits : révélations sur l’intense lobbying des industriels jusqu’au sommet de l’Etat « Le Monde » révèle les manœuvres des géants de l’agrochimie pour faire annuler un article de loi interdisant la production en France et l’export de substances interdites en Europe en raison de leur toxicité." https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/28/pesticides-interdits-le-lobbying-des-industriels-pour-continuer-a-produire-en-france-et-exporter_6027530_3244.html



BONNE ANNÉE 2024 ! 


Entrée en l'an N + 8 (ans) de "lutte" et résistance citoyenne, pour la sauvegarde de l'îlot vert de Gentilly....






Voeux impertinents qui pourraient commencer ainsi :


Chères et chers membres de l'association et au-delà... Habitants, Proches et Moins Proches, Travailleurs dans cette Ville, Curieuses et Curieux de passage ici ou ailleurs... Derrière les fortifs, à la lisière de la ville Lumière...


Chères amoureuses et chers amoureux des "brins d'herbes folles et libres", des terres communes reconquises sur les lobbies par le peuple (nous, simples badauds errant),


Ces rares brins d'herbe laissés en pâture, sur les décombres de ruines et d'amoncellement de décharges, aux gueux que nous sommes à leurs yeux (leurs administrés) et à des chiens, de la part de notre municipalité et de quelques uns de nos élus...


Sous le regard métallique et suspicieux des caméras de surveillance, vendues par les multinationales dans quelques marchés publics juteux et ficelés d'avance... pour engraisser des "caisses noires" et réseaux de bons copains et bonnes copines, en vue des Jeux du cirque 2024...


Après nos nuits blanches, dans les lumières aveuglantes et permanentes, les bruits métalliques, mécaniques et vrombissant ainsi que les mauvaises odeurs d'échappement , relents d'égouts et de détritus, entre laideurs, défigurations, homogénéisations, artificialisation, de la crasse, des poussières, fumées, particules fines, béton et bitume... "pliant" et "s’entassant" sous les coups bas de leurs coteries, comédies agnotologiques et leurs réseautages en "vieilles dentelles" complices, dévouées et serviables...


Nous vous souhaitons une excellente année 2024, sereine et pacifique (c'est pas gagné), ou révolutionnaire et chaotique (pas évident non plus).


En tout cas, on prendra le temps de se voir (bientôt - chez nos amis, l'une et l'un, des résistants de la première heure, pour dévorer l'annuelle et traditionnelle galette des "vaincus") et prochainement, sur la prairie reconquise, des animaux en voix et voie d'extinction, de l'îlot vert au Diable Vauvert. Nous pourrons alors échanger et dialoguer de vives voix. Rêver de notre "Révolution du Moindre Brin d'herbe à défendre", de la mise en place de vrais conseils citoyens pour régler les affaires communes.


Ou bien...


En 2024 ?...


Vous ferez partis des privilégiés ici-bas, qui seraient ces premiers gagnants du ticket, pour partir, vers de meilleurs quartiers comme en Zone 1 ou même - on s'en contenterait - en Zone 2....


Privilégiés qui pourront peut-être s'enfuir encore en songes ou physiquement vers de meilleurs horizons...


"Il regardait cette humanité défaite et se sentait honteux de la quitter"

 (...)

 "Deux jours plus tôt, il avait reçu son ordre d'évacuation personnelle"

 (...) 

 "Il vécut dès lors comme une ombre, détaché de tout, allant, venant, sans affect, sans projet. La zone 2 avec son opulence tranquille, l'entourait mais sans jamais entrer en lui. Quelque chose n'était plus là.

Il n'éprouvait pas de haine, ne désirait pas changer de quartier ou de poste. Il était anesthésié. Et peut-être au fond était-ce ce qu'exigeait GoldTex. Une dissolution totale de l'individu dans le grand projet commun. N'être plus rien qu'un corps qui travaille." 


Laurent Gaudé dans "Chien 51"



Il y a juste cette nausée... qui ne vous quitte plus...


Pas de celle des "après-fêtes", mais celle tenace, de tous les jours, dans ce paysage perdu...




Les caméras de surveillance : tout un symbole !



Janvier 2024 : "Pourra-t-on continuer de flâner pendant les Jeux olympiques ?"

"Des villes verrouillées au nom de la sécuritéJeux olympiques, sommets internationaux, visites du pape : les métropoles se battent pour accueillir de grands événements. Soucieuses d’éviter incidents, attentats et désordres, les autorités peaufinent la gestion sécuritaire des rassemblements, une discipline héritée du siècle dernier."

Thomas Jusquiame


"Il s’agit désormais de restreindre les libertés publiques et d’aménager l’espace pour mettre les foules en flux". (Thomas Jusquiame)


Des rues à angles droits qui limitent le décor et favorisent les rapports de force comme le chante Lavilliers dans "La grande marée"1976, les chiens, les femmes, les hommes et les petits d'hommes, regarderont les brins d'herbe à travers les grilles des résidences privées arborées et des sites et sièges de bureaux vides, fermés avec digicodes et caméras de surveillance...



Une étude commandée par les gendarmes montre la relative inefficacité de la vidéosurveillance

"Menée par un universitaire, l’étude met en lumière un faible taux d’élucidation des infractions et des effets quasiment nuls en matière de prévention de la délinquance."

Par Antoine Albertini Publié le 22 décembre 2021



Vous avez dit "éloge de la surveillance" ? A qui cela profite ?

Via la Quadrature du Net : "Vous vous souvenez que nous nous étions plaints à la #CNIL de la collusion entre le député Philippe Latombe, également membre de la CNIL, et l'industrie de la surveillance cet été ? Streetpress évoque son pédigrée bien droitard (auquel il faudrait rajouter le vote en faveur de la loi immigration) et la réponse que nous a faite la présidente de la CNIL dans un article consacré au député. En substance : « En dépit de propos maladroits, circulez, il n'y a rien à voir ». https://www.streetpress.com/sujet/1704201680-philippe-latombe-depute-majorite-lobbies-technologie-surveillance-macron-lobbying




1er janvier 2024 : bonne année et meilleurs voeux !


4 ans plus tôt nous écrivions  : " Zoom. La friche. "Cessez de l'appeler dent creuse" ! "Elle grouille de vie."



Et nous ne pouvons que le répéter... 


C'est ça... 


4 ans plus tard la revue Revue Topophile accompagne ses voeux par :


Du lisible au visible


« Manuel d’écologie urbaine » & « Flore des friches urbaines » d’Audrey Muratet, Mur Muratet, François Chiron et Marie Pellaton



ça nous parle :


« À qui de droit, c’est-à-dire nous, de lutter contre l’autodestruction de notre espèce, de construire nos villes selon nos usages, nos disciplines. À nous de contrecarrer les “bâtisseurs de ruines”, de les contraindre à agir en faveur de la biodiversité. »



Sur l'îlot vert de Gentilly... Pas moins de 4 pollinisateurs, au moins, visibles dans un champ de phtographie
Sur l'îlot vert de Gentilly... Pas moins de 4 pollinisateurs, au moins, visibles dans un champ de phtographie

Voeux 2024 ? Si seulement...


Si seulement hashtag#Gentilly faisait un effort en répondant à ce type d'appel pour l'îlot vert...




Nous gardons cette référence (cet appel comme ceux pour les aides ADEME pour la dépollution d'anciens sites industriels ; appels auxquels ne répond jamais notre municipalité - uniquement ceux pour bétonner)


On garde ce type de référence pour un communiqué à venir et montrer que ce n'est pas une question d'argent manquant, pour améliorer l'état du quartier (le plus enclavé et carencé de la ville de hashtag#Gentilly ainsi que le plus fréquenté) et en particulier l'îlot Paix-Reims !



Voilà comment la ville de hashtag#Gentilly ne remplit aucune des conditions pour sortir de la situation décrite depuis que l'indicateur existe de ville très carencée avec facteurs aggravants 


Définition et contexte Île-de-France


hashtag#Gentilly fait partie des : 


"53 (communes) très carencées" 


"La carence en termes d’accessibilité s’exprime lorsque 30% des habitants de la commune sont situés, en distance à pied de leur domicile, à la fois à plus de :


 200 m d’un très petit (moins d’un hectare) espace vert ou boisé ouvert au public,


 300 m d’un petit espace (de 1 à 10 ha),


 600 m d’un moyen espace (de 10 à 30 ha)


 1200 m d’un grand espace"



Gentilly et la perte des espaces verts, aggravation d'année en année : URL à suivre vers notre site Web, argumenté avec constations et contestations sur critères depuis 2017.


Nous voudrions que cessent mensonges et foutaises



Extrait susceptible d'être complété et mieux légendé ultérieurement :



Complément légéndes ci-dessus :

Il est triste de constater où nous en sommes ici-bas : Nous sommes partis de quasi rien.


Il ne reste donc quasi plus rien. Moins de 4 m2 d'espaces verts publics par habitant dans une ville carencée avec facteurs aggravants (ville enclavée par le périphérique parisien et les branches d'autoroutes A6 et AB sur 1km2).




Légende iconographie ci-dessous avec reportage de photos de terrain :





4) à venir... 



6) L'îlot vert en sursis qui a risqué : à venir...



Perte des "espaces" verts dans notre ville : https://www.ilotvertgentilly.com/perte-espaces-verts


La grosse tâche verte en bas sous le viaduc autoroutier de l'A6A bien trompeuse : 


Quant aux espèces protégées présentes sur notre ersatz d'îlot vert en sursis, voilà 7 ans qu'on les étudie, mais il y a des endroits où certaines "choses" ont moins de valeur qu'à d'autre c'est incontestable : https://www.ilotvertgentilly.com/inventaire-biodiversite


Pendant combien de temps encore avant extermination totale, par artificialisation totale de leur territoire, nos intrépides hérissons pourront-ils résister ?




Et le mépris et les non engagements municipaux et d'élus ne s'arrêtent pas là


La municipalité reproduit les erreurs déjà commises et connues dans le 93 ou ailleurs.


Des bureaux ne proposant pas d'emplois pour les habitants vivant ici

Des rues qui le week-end sont vides, murées, digicodes, caméras de surveillance

Désœuvrement

La capacité et le déploiement des manoeuvres sont réduites.

La capacité de résistance se dilue dans l'acceptation de plans de résilience...L'erre du rationnement est En marche.

Des 4 coins du globe.




Ref ci-dessus :

John Berger

4ème de couverture :

"La prison est à présent aussi vaste que la planète. Les zones qui lui sont allouées sont variables. Et peuvent être appelées chantiers, camps de réfugiés, galeries marchandes, périphéries urbaines, ghettos, immeubles de bureaux, bidonvilles, banlieues. Ce qui est essentiel, c'est que ceux qui sont incarcérés dans ces zones sont des camarades prisonniers." John Berger nous propose un point de repère pour penser le monde : "A travers la planète, nous vivons dans une prison." Cette démonstration où il démêle avec acuité les flux d'informations dont on nous abreuve, ou plutôt qui nous noient, est bien plus qu'un texte brillant. Elle nous mène à l'essentiel : des pistes de résistance pour recouvrer une liberté que les gouvernements, complices du capitalisme financier, tentent de nous subtiliser dans le dénuement de leur pensée sans horizon."



Tout est sous contrôle :


Du champ aux corps

"Ces rues à angles droits qui limitent le décor et favorisent les rapports de force... "


Big brother watching us.


Camp planétaire : un danger bien réel

Organisons la révolte !



Une présentation par l’auteur :[https://youtu.be/UEUiDERH-Yc?feature=shared]


Prison planétaire : photos 1 & 2


Tous fichés : cartographie




Ça ne date pas d'hier... Mais ça s'accélère.


"La ville partout, et partout en crise"« Manière de voir » #13, octobre 1991




Smart and Safe City : optimiser la soumission du bétail    

« Les techniques policières, qui se développent à une cadence extrêmement rapide, ont pour fin nécessaire la transformation de la nation tout entière en camp de concentration. »    

Jacques Ellul, La Technique ou l’Enjeu du siècle, 1954.

Reproduction d’un passage du livre La police du futur : le marché de la violence et ce qui lui résiste (2022) du chercheur indépendant en sciences sociales Mathieu Rigouste.

Par Philippe Oberlé.


"Serons-nous tous des epsilons ?"


Albert Jacquard, Conclusion à "Voici le temps du monde fini"



Nous préférerions ne pas...

Voilà nos voeux... Ils parlent d'humanitude...





Extrait de livres (suite) :

"Le prince heureux et autres contes" Oscar WildeConte : "Le géant égoïste"

Pas comme dans la vraie vie, parfois les histoires se terminent bien ou plutôt le pot de terre gagne contre le pot de fer....

On vous laisse lire, imaginer ou deviner la suite...

Une histoire qui finit bien...




Alors, à quoi nous portons le plus attention ?



Extrait de : Contribution à l'émergence de territoires libérés de l'emprise étatique et marchande

Raoul Vaneigem

Résumé :

"À la déshumanisation que le capitalisme propage en désertifiant la planète, l'expérience de sociétés autogérées, comme la ZAD Notre-Dame-des-Landes, oppose l'émergence de terres libres, affranchies du joug de l'État et du système économique qui détermine ses décrets.
Ces sociétés sont les seules à pouvoir restaurer le devenir humain d'hommes et de femmes qui, réduits quotidiennement à l'état de marchandise, ont dû jusqu'à ce jour se contenter d'en rêver."


Sinon, qui s'étonnera que le citoyen deviendrait cynique ?



Vous venez de lire entres autres extraits de Billets d'humeur et références compilées pour l'occasion (rétrospectives et perspectives...)



« Ce que j’ai à dire s’adresse à tout le monde. Montaigne jette un coup d’œil sur l’univers à partir de sa personne. L’humaine condition, ce ne sont pas les sociologues, ce ne sont pas les ethnologues qui vont nous la révéler, c’est un homme capable de penser d’abord sa propre vie. 

Hic et nunc. »

(B. Charbonneau)



Bonne année !




Souvenirs d'un ancien Billet en écho à ses voeux 2024 :

Billet n°6. An 1. Un Conte de noël par des conteurs du Conte ordinaire de l'îlot vert

Ecrit en décembre 2022 avant les fêtes de fin et nouvelle (d')année...




Enfin, quelques repères bibliographiques avec des petits monstres "chimériques", des humains "augmentés" - "diminués" et des "mégapoles-villes" tentaculaires, inhumaines et monstrueuses elles-aussi, en littérature... ou en essai...


Surveiller et punir, Michel Foucault




Le capitalisme cannibale. La mise en pièces du corps, Fabrice Colomb (sociologue, enseignant-chercheur à l’université d’Évry-Paris Saclay)

"Plasma, cornées, tumeurs de foies, ovules, lait maternel, cellules souches, sperme… sont devenus en toute légalité des marchandises. Ces échantillons biologiques s’échangent sur des marchés, à l’échelle mondiale ; les uns pour lutter contre le vieillissement ou des maladies chroniques, les autres pour combattre l’infertilité ou augmenter la masse musculaire.

Ce livre retrace le passage d’un « corps-cosmos » à un « corps stock » qui aboutit à la création d’un grand bazar de pièces détachées disponibles pour la bioéconomie. À grands coups de biotechnologies, les éléments du corps sont transformés en ressource génératrice de croissance. Pour le montrer, l’auteur s’appuie notamment sur les enquêtes qu’il a menées sur les biobanques et sur la transformation du plasma en médicaments.

Elles permettent de comprendre pourquoi cette marchandisation passe inaperçue grâce, notamment, au coup de bluff d’une bioéthique orchestrée par l’État. La bioéthique crée l’illusion qu’institutions et experts constituent un rempart au développement effréné de la technoscience et du capitalisme. Alors qu’elle accompagne ce processus de mise en pièces du corps par un capitalisme proprement cannibale."

paru le Vendredi 20 Octobre 2023 "



"Au péril de l'humain. Les promesses suicidaires des transhumanistes."

 Co-auteurs : Jacques Testart, Agnès Rousseaux



Des combats d’avenir, Anthony Glinoer

Citant :

- N. K. Jemisin, Genèse de la cité, J’ai lu, Paris, 2021, et Nemésis de la cité, J’ai lu, 2023, 480 pages. Tous deux traduits par Michelle Charrier.

"Les récits de Jemisin ont tous un arrière-fond politique, la série des mégapoles se penchant ainsi sur les rapports de pouvoir et les formes d’assujettissement"

- Kim Stanley Robinson, Le Ministère du futur, traduit par Claude Mamier, Bragelonne, Paris, 2023.



Avril 2016, Dossier : diplomatie des armes

Attiser les haines

"Dans un 2014 imaginaire marqué par d’innombrables guerres raciales et un apartheid mondial, une bande hétéroclite, composée notamment du sociologue Conroy et de l’animateur-vedette Flamen, écoute le récit cauchemardesque de son avenir par la bouche d’un voyageur du temps cybernétique…"

(...) "— La promotion maximale des ventes d’armes impliquait une augmentation maximale des hostilités interhumaines. Toutes les sources qui sont à l’origine de ce phénomène ont été enregistrées ; parmi les plus fructueuses, je citerai le patriotisme, l’esprit de clocher, la xénophobie, l’ochlophobie, les différences raciales, linguistiques et religieuses, ainsi que le phénomène nommé « fossé des générations ». "




"La ville, fléau social et écologique millénaire"



Déconstruire la métropole (...et débrancher la "smart city" !)

samedi 18 février 2017 par Pièces et main d’œuvre



Fractures

« Manière de voir » #175 , février-mars 2021

"La métropolisation du monde entraîne avec elle son lot de ruptures et de désorganisations. Elle est taillée pour les plus riches et les plus diplômés, qui captent l’espace urbain au détriment des ménages à revenus modestes. À l’échelle des pays, elle se nourrit de la mobilité à grande vitesse – des personnes, des marchandises, des capitaux –, abandonnant des pans de territoire et concentrant les maux."



Vers la banlieue totale, Bernard Charbonneau

"Ces quatre textes figurent dans l'ouvrage de Maurice Bardet, La Fin du paysage, publié en 1972 chez Anthropos avec des photographies de l'auteur. Bernard Charbonneau (1910-1996), ami de Jacques Ellul, s'intéresse très tôt au sentiment de la nature et aux dégradations que l'agriculture productiviste et l'acharnement industriel imposent aux paysages. Précurseur de l'écologie politique, collaborateur de La Gueule Ouverte (1973-1977) et de Combat Nature, il dénonce les « grand travaux » (autoroutes, aménagement de la côte Aquitaine, zone touristique du Languedoc...) et les enlaidissements volontaires (lotissements pavillonnaires, décharges à ciel ouvert, « boîtes » des centres commerciaux, station-service dupliquée, parcs à thème...). Il n'hésite pas à nommer les responsables (hauts fonctionnaires, élu-e-s, promoteurs, multinationales du commerce et des loisirs, exploitants d'une agriculture intensive, consommateurs béats...)."



"Désastres urbains. Les villes meurent aussi." Thierry Paquot

« Grands ensembles, centres commerciaux, gratte-ciel, gated communities et « grands projets » sont les principaux dispositifs architecturalo-urbanistiques qui accompagnent l’accélération de l’urbanisation partout dans le monde.

Emblématiques de la société productiviste et construits au nom du « progrès » et de la « marche de l’histoire », ces désastres urbains n’ont en réalité comme seule fonction que de rentabiliser des territoires désincarnés et interconnectés.

Cette enquête montre – visites de lieux et de bâtiments, romans, essais, travaux techniques, films ou rapports officiels à l’appui – comment ils façonnent l’uniformisation des paysages urbains, amplifient les déséquilibres sociaux, économiques et écologiques et contribuent à l’enfermement et à l’assujettissement de leurs habitants. Sans compter qu’ils se combinent aujourd’hui aux catastrophes dites « naturelles » (ouragans, tsunamis, séismes, inondations…) pour créer une instabilité et une dangerosité sans équivalent historique.

Ce livre combatif vise à fournir des outils critiques pour les contester et faire advenir dans un avenir proche des alternatives architecturales, des expérimentations urbaines et des modes de vie ouverts et libérés… »



Urbanisme

Villes et obsolescence programmée par Philippe Pataud Célérier

  • Savitri Jalais, Les Ghat de Bénarès. Variations architecturales d’une rive sacrée, MétisPresses, Genève, 2022, 264 pages

  • Nathalie Roseau, Le Futur des métropoles. Temps et infrastructures, MétisPresses, 2022, 256 pages

  • Bruce Bégout, Obsolescences des ruines, Inculte, Paris, 2022, 354 pages

Extrait recension :

« Le principe qui régit le système productif actuel exige que tout ce qui est produit soit rapidement détruit. (…) La mortalité seule de ces produits garantissant l’immortalité du système. » Pour que ces « produits » soient remplaçables, il faut qu’ils concentrent tous les attributs de leur « remplaçabilité » : matières dégradables, formes médiocres, etc. « Une logique à laquelle n’échappent plus les produits immobiliers construits non plus pour durer mais pour être reconstruits : en moyenne tous les vingt-cinq ans, nous dit l’auteur, alors que dans un immeuble autrefois pouvaient défiler trois générations. »

Comment voir dans ces gravats la qualité d’une trace ? d’une ruine ? — cette empreinte historique, réflexive d’un rapport au temps et à l’espace dans lequel une société prenait forme, lentement, progressivement, signe insigne de son levain civilisationnel… »

Par Philippe Pataud Célérier



Des avis ensevelis sous le mépris

(...) "En effet, le cumul des débats et des consultations ne crée qu’une illusion démocratique, laissant croire qu’une solution « juste » pourrait résulter du déballage des intérêts, des convictions, des impressions et des espoirs de la population. Et les élus semblent se croire libérés de leurs obligations de représentants du peuple dès lors qu’ils ont organisé des procédures pour obtenir son avis."

Jacques Testart

2022, Idéologie, enjeux économiques et absence de délibérations démocratiques

Bioéthique, es-tu là ?

La biologie moléculaire a ouvert ces dernières décennies des perspectives vertigineuses : il est désormais possible de modifier le patrimoine génétique d’un embryon. En le corrigeant pour son bien, expliquent certains chercheurs ; au risque d’alimenter un marché de l’humain sur mesure, rétorquent d’autres. Comment informer la population et fixer des limites à ces pratiques ?"




« Notre diversité, notre robustesse » ?

« Car il est important, d’une part, de protéger la diversité biologique. Il s’agit d’une question d’écologie scientifique. Parce qu’elle est vitale à notre survie.

Il est tout aussi important, d’autre part, de protéger la diversité culturelle, lingusitique, etc ; il n’est pas raisonnable de normaliser, de standardiser la formation intellectuelle des individus et des activités de recherche, alors que la diversité des comportements est source de robustesse, de synergie et de complexité dans tous les systèmes vivants « 

« Il est urgent de reconsidérer l’importance de la diversité. Celle-ci n’est pas une simple richesse. C’est à la fois une propriété du vivant et une condition indispensable à sa survie.« 

Source de l’inspiration de cet intitulé : « Pourquoi la diversité biologique est la condition de notre survie » 

(2018) par Eric Muraille, Biologiste, Immunologiste. Maître de recherches au FNRS, Faculté de Médecine, Université Libre de Bruxelles, Université Libre de Bruxelles (ULB)



Mais n'oubliez pas de commencer par :

l'Épisode pilote : Les bases du système guerrier

Groupe Grothendieck

paru dans lundimatin#358, le 7 novembre 2022

"Chimère humain-porc, clonage humain, souche militarisée, virus à gain de fonction, vaccin codant, ciseaux moléculaires, etc. Il est temps de s’attaquer franchement à tous les petits monstres de la biologie moderne et de comprendre en quoi cette discipline est un des fronts de conquête les plus prometteurs du technocapitalisme sur les humains et la nature. Grands cycles de capitalisation et montée en puissance technologique, il sera ici question de la Guerre-qui-ne-dit-pas-son-nom, la guerre généralisée à toute condition de génération et d’épanouissement de cette mince, mais ô combien précieuse, couche de matière grouillante à la surface de la croûte terrestre. Celle qui fait que nous pouvons, en tant qu’espèce, espérer et aimer, sentir, jouir et mourir. Il sera ici question de la guerre généralisée au vivant."



Les enfants de la Machine

Écologie & politique 2022/2 (N° 65)

Éditions Le Bord de l’eau




Philippe Vion-Dury

La nouvelle servitude volontaire. Enquête sur le projet politique de la Silicon Valley




Contribution à l’émergence de territoires libérés de l’emprise étatique et marchande. Réflexion sur l’autogestion de la vie quotidienne. Raoul Vaneigem

(2018)

« À la déshumanisation que le capitalisme propage en désertifiant la planète, l’expérience de sociétés autogérées, comme la ZAD Notre-Dame-des-Landes, oppose l’émergence de terres libres, affranchies du joug de l’État et du système économique qui détermine ses décrets. Ces sociétés sont les seules à pouvoir restaurer le devenir humain d’hommes et de femmes qui, réduits quotidiennement à l’état de marchandise, ont dû jusqu’à ce jour se contenter d’en rêver. «




Et la suite ici : Billet n°6. An 1. Un Conte de noël par des conteurs du Conte ordinaire de l'îlot vert

Ecrit en décembre 2022 avant les fêtes de fin et nouvelle (d')année...




A l'instar et pour conclure nos voeux "impertinents" pour 2024 !


"Il s’agit de l’urgence de penser une destination pour l’humain du XXIe siècle."



"Devant les défis qui nous attendent, nous avons le devoir d’œuvrer pour une démocratisation de la démocratie [15] de manière citoyenne, en réinventant une citoyenneté active et ne pas nous laisser glisser par le pouvoir de l’argent et de la technocratie vers un processus de dé-démocratisation irréversible. Si Roland Gori crée à l’instar de l’Appel des appels, un appel à un nouvel humanisme, je suis partante dans l’aventure."


Dans

 "Un monde sans esprit – La fabrique des terrorismes",  Roland Gori, Ed. Les liens qui libèrent

Une recension du livre par Monique Lauret dans "Cahiers de psychologie clinique" 2017/2 (n° 49), pages 291 à 294

[15 ] Etienne Balibar, « Populisme : au miroir américain » Libération, 3 janvier 2017 (https ://www.liberation.fr/debats/2017/01/03/populisme-au-miroir-americain_1538875)




"Le grand dérangement" d'Amitav Ghosh (un indien de la baie du Bengale une des zones des plus exposées et peuplées et pauvres qui nous parle depuis sa position à Harvard) qui conclut que pour sensibiliser le public (le plus grand nombre de personnes) il faut convaincre les croyants de toutes religions car leurs représentants ils les écoutent

Tout en regrettant à juste titre que clairement les alliances - mise en place de pouvoir pro-occidentaux et extrémistes - dans ces régions conduira à la maintenance (souffrance jusqu'à disparition?) de : "Tout faire pour sauver le modèle dominant et confortable occidental au détriment de ceux qui ayant souffert sauraient souffrir et s'en accommoderont... et qu'il faudraient dans cette optique sauver le modèle occidental..."

Croyance

Suffisance

Recommencement ou perpétuation des dominants / dominés

L'équation est simple dans une telle urgence et la maintenance d'un seul système d'exploitation inégalitaire pour le confort d'une "élite".

Qui pleurniche ?

Ou feint de le faire ?





« L’enfer des vivants n’est pas chose à venir.
S’il y en a un, c’est celui qui est déjà là, l’enfer
que nous habitons tous les jours, que nous
formons d’être ensemble. Il y a deux façons
de ne pas en souffrir. La première réussit aisément
à la plupart : accepter l’enfer, en devenir
une part jusqu’au point de ne plus le voir. La
seconde est risquée et demande une attention,
un apprentissage continuels : chercher et savoir
reconnaître qui et quoi, au milieu de l’enfer,
n’est pas l’enfer, et le faire durer, et lui faire de
la place. »

Italo Calvino, Les villes invisibles, 1972.



Interlude musicale (autre langage universel) avec Variations artistiques :


Villes invisibles d'après le livre éponyme d'Italo Calvino




A propos : Musique, Vidéo et Dessins (by Toufic Farroukh 2017) (Dedicated To Gus Matar) et Lima-based architect Karina Puente)

"Villes Invisibles". D'après Italo Calvino. Villes rêvées, Villes pacifiées... Toufic FARROUKH, saxophoniste libanais - Son dernier album : "Villes Invisibles". Irrésistiblement beau. Oud, Bass, Accordéon, Guitare, Piano...


"Toufic Farroukh s’interroge sur la place de la ville" :

"C’est au public de donner un sens à mon travail. Le point de départ de cet album a été le roman utopique de l’Italien Italo Calvino

‘Les villes invisibles’ qui évoque une multitude de villes rêvées.

J’ai voulu travailler sur le thème de la ville et de la mémoire, de la ville et du désir, et enfin celui de la ville et de la mort.

J’ai conçu cet album avec la volonté de développer de la tolérance, mais aussi avec l’envie aussi d’aller vers un dialogue. Un dialogue amoureux habité par les rêves d’un autre monde, où les hommes et les femmes pourraient vivre dans des villes pacifiées."


Question : "Peut-on y voir une référence implicite à Beyrouth ? "

Réponse : "Pas du tout, surtout pas. Je parle de villes rêvées, de villes imaginaires. Je parle de villes où le citoyen saurait vivre dans l’harmonie." (...)




Zoom et rappel sur un des enjeux majeurs qui appuient la sauvegarde de l'îlot vert de Gentilly




"malheureusement, il semble que les vues mercantiles (batir toujours plus) les concours d'architecture : appels à idées très secrets - on en sait quelque chose à hashtag#Gentilly - le citoyen n'est pas consulté - de l'IMGP ont contribué et contribuent encore aujourd'hui à cette surdensification 


les cartes des concours IMGP sont superposables à cette honteuse carte des corrélations de l'aggravation des inégalités sociales, environnementales et de déterminants de santé publique dénoncée depuis 2017 (et avant dans l'intimité des associations locales).


ce qui est triste c'est que cette même carte est superposable aux "lieux des barricades" durant la commune tout autant qu'aux lieux des bidonvilles et de la relégation des gens de peu et des zones dites "lieux du crime" dans l'histoire du Paris ancien...


a suivre nous détaillerons ces éléments et ces petits récits de vie le jour où on en aura le temps


l'écriture de ce Conte ordinaire urbain, cette analyse et ces constatations / contestations sur critères progressent à leurs rythmes...


celui qui reste au citoyen qui travaille et court à la lisière de la ville "Lumière" ...


de toute "aventure" même la plus modeste, il faut savoir tirer les enseignements et transmettre quelques récits de vie pour nos prochains."


Réf 1 : mise en bouche. Miroir du lieu. Détour historique... 


  Zone 3 depuis la nuit des temps... 


 (...) "Enchevêtrement de baraques et de cagnas, de terrains vagues et de poulaillers, la « zone » est un endroit plus pittoresque que dangereux que toute une littérature de la marge s’attache à dépeindre sous un jour plutôt bienveillant (...)


 (...) "Certains coins sont plus sinistres que d’autres : le boulevard Lannes, le boulevard Berthier, ainsi que toute la partie s’étendant entre Clichy et Bagnolet. Mais le pire est au sud, vers Gentilly, Châtillon ou près des berges du Point du Jour, à Billancourt, « où l’on n’oserait s’aventurer sans être armé » (... 


 Dans : 

 Les lieux du crime. Topographie criminelle et imaginaire social à Paris au xixe siècle [1] 

 Dominique Kalifa 

 Dans Sociétés & Représentations 2004/1 (n° 17), pages 131 à 150 


Et en illustration : "Au temps des barricades de la commune"



Réf 3 via INSEE




Réf 4





Suite iconographie Réf 4





Et nous écrivions aussi il y a 5 mois


En réaction à un article :

Réchauffement climatique : sur les réseaux sociaux, les scientifiques victimes du "déferlement de haine" des climatosceptiques

Article rédigé par franceinfo, Gabrielle Trottmann


Nous écrivions :

"un pavé dans la mare ou une ultime bouteille à la mer ?


nous attendons de nos élus un engagement depuis 2017 de respecter la Trame verte et bleue dans notre ville en proposant un projet alternatif et pédagogique : forme de tiers lieu du tiers secteur - coordonné par des citoyens, un commun partagé, un démonstrateur transposable en même temps que la création d'un espace ouvert, aéré et de fraîcheur... 


le projet hashtag#OCBO


afin de pouvoir sensibiliser et échanger notre association tente depuis 2017 de mettre en place un projet en local (voir notre site Web)


nous avions organisé la première journée de la Ceve, avec des interventions de spécialistes des questions climatiques et environnementales ainsi que des alternatives - nous organisons en outre 2 fêtes annuelles : Fête de la Nature et Fête des Possibles, entretenons un site Web argumenté sur critères et des expositions de photographies, des "ateliers" de fauche, plantations locales, observations de la petite biodiversité ordinaire du lieu... une demande de collaboration avec les écoles... 


peut-être la voix (et la voie) de citoyens engagés si elle était écoutée et si les élus se donnaient les moyens de soutenir de tel projet comme OCBO 


Lire cela (ci-dessous) montre à quel point la bonne volonté citoyenne et citoyens scientifiques tentant de raisonner, face à des enjeux mercantiles de préemption et privatisation du foncier à des fins immobilières non indispensables dans une ville en surchauffe et polluée (4m2 d'espaces verts publics par habitant dans une ville très carencee avec facteurs aggravants : cernée et coupée sur 1km2 par A6A-B et périphérique ainsi que RER B)


n lisant cet article nous nous joignons à la stupéfaction de nos pairs car ce n'est pas sur les réseaux sociaux que nous sommes "harcelés" et méprisés mais sur le terrain et de la part en outre d'élus. 


Nous regardons désormais l'herbe et les graminées pousser en espérant que nos concitoyens se réveillent un peu ainsi que les élus... 



Ce n'est plus du désarroi, 


c'est de la part des personnes en responsabilité, une agnotologie institutionnelle volontaire 


c'est de l'abandon pur et simple de tout engagement public à répondre à l'urgence climatique et de perte de la diversité biologique en espèces (nombre et variété)


Qui s'étonne alors de la porte laissée grande ouverte aux marchands de doute et aux plus virulents d'entre les hommes 


Est-ce ainsi que les gens vivent? 


Qu'on ne leur laisse rien pour se rencontrer en plein air.




... Situation 2021, encore aggravée depuis... Et en cours d'aggravation... Dans l'indifférence la plus générale... 


100.000 m2 de bureaux en construction 


Des bureaux vides


Le malaise grandit





Baissons encore la barre de la pleine terre... en-dessous de 4m2 d'espaces verts publics par habitant ça verdira l'ambiance pour. porter la parole greenwashee d'élus sur ces ruines, sur la lisière. ce cadre de vie : anti-paysage uniformisé laissera, après ces terres brûlées, des rues enfermées, en tunnel, murs gris, bitume noir, grilles et diodes avec caméras de surveillance. Des rues à angles droits (bitume, béton, aluminium d'immeubles de bureaux vides) rues à angles droits qui limitent le décor et favorisent les rapports de force comme le chantait Lavilliers dans La grande marée en 1976. L'ailante, envahissante, qui devient le symbole de la déliquescence annoncée derrière les remparts (le périphérique) aux portes de la ville lumière... 


"Les chiens aboient, la caravane passe" On tourne la tête. 


Seul le petit îlot et son cèdre bleu du petit square enfants résiste... dressant ses épines vers le ciel dans une dernière ouverture, non artificialisee.


On s'entasse On va et vient, passant attivement son chemin ici, on ne s'arrêtera bientôt plus Il faut courir à ses affaires,  retenir son souffle...



L'odeur âcre de l'ailante et des fumées des pots d'échappement. De la crasse. Aucun repère sensible.


Conclusion  ? 


 


 « Ignorance et non-savoir comme stratégies institutionnelles. » 


"L'ignorance, ici, est alors nettement plus intentionnelle que dans d'autres cas et trouve son expression dans des pratiques  institutionnelles historiquement établies."



Le citoyen ordinaire et pacifique ?



 Allégorie : fondue dans la masse...



 "Il regardait cette humanité défaite et se sentait honteux de la quitter" (...) "Deux jours plus tôt, il avait reçu son ordre d'évacuation personnelle" (...) "Il vécut dès lors comme une ombre, détaché de tout, allant, venant, sans affect, sans projet.


 


 La zone 2 avec son opulence tranquille, l'entourait mais sans jamais entrer en lui. Quelque chose n'était plus là. Il n'éprouvait pas de haine, ne désirait pas changer de quartier ou de poste. Il était anesthésié. Et peut-être au fond était-ce ce qu'exigeait GoldTex. 



 Une dissolution totale de l'individu dans le grand projet commun. N'être plus rien qu'un corps qui travaille." Laurent Gaudé dans "Chien 51" 


 Quand on attise les braises... On récolte la furie... Des plus furieux... 



"Emmanuel Macron aimerait faire passer l’inaction climatique pour un défaut de connaissance." 


 


 (...) 


 " Pour lui, les savoirs scientifiques sont des instruments, des outils de communication." 


 


 


 Dans : 



 


 Cela pourrait bien être cette "universelle" stratégie de tout bon lobbyiste défendant sa seule vue et son seul intérêt (même si celui-ci est biaisé) : 


 


 Une "agnotologie stratégique institutionnelle et intentionnelle"


 


 Réf de l'article  : 


 


 Agnotologie : « Ignorance et non-savoir comme stratégies institutionnelles » et comme levier des élus, des institutions publiques, des médias, des lobbyistes, des promoteurs, des consultants, etc..."


 Intro :



 


Dossier : 



Et en parallèle la stratégie suppose de se débarrasser de ceux qui poseraient trop de questions. Il faut alors déligitimer toute opposition 


 Et 


 Choisir (ordonner) ce qui serait "légitime" 


 


 Cet enrobage valable partout où la vision des dirigeants occidentaux, les plus puissants, s'impose : 


 


 " Les grandes puissances habillent souvent leurs ambitions stratégiques de considérations vertueuses à portée universelle : le droit des peuples, la défense de la liberté, la civilisation." 


 


 Ainsi, attention : " 


 le complexe militaro-industriel est parfaitement capable d’assimiler votre langage et de le mettre au service de ses objectifs." 



 Beau décryptage ici : 



 


 La kakistocratie s'étend, se généralise, avec resserrement des bons serviteurs redevables en exécutant et assureur de la mise en place du projet, trop redevable de sa place au "maître à penser" , pour finir d'accomplir tout ce que le maître souhaite en toute impunité de détention du pouvoir et d'une opinion endormie (manipulée), sans contradicteurs de plateaux.


Au crépuscule de sa vie  Bernard Charbonneau écrivait : « Seul ? - Quoi d'étonnant? puisque j'ai fait un pas de trop hors des rangs. Pourquoi m'indignerais-je parce que ma société refuse d'accepter une oeuvre qui la met en cause ? On m'ignore ? Mais je me suis écarté de la grand route. C'est le prix payé pour les joies et le sens que la poursuite du vrai a donnés à ma vie. C'est mon devoir, ma dignité. Ma vertu, celle qui jusqu'au bout aura orienté et mené en avant ma vie. » 


 


Fin des allégories... 



Ou du travail de l'ombre... Pour lequel je devrais être payée mais pour lequel on ne me paie pas. 


Un comble 


La complainte du hérisson qui piquait qui piquait... 


L'amnésie environnementale générationnelle conduit à un monde du kitsch... De la surconsommation à la dégradation totale des paysages (pensées à "la banlieue totale" par Charbonneau ou "Le champignon de la fin du monde, Comment vivre sur les ruines du capitalisme"


En 1972 : Rapport Meadows/ limites croissance 


1992 : 1er rapport du GIEC 


2021 : 1 président nous dit que c'est derrière nous ? 



"Si les choses ne bougent pas ça n'est pas qu'on ne sait pas. C'est qu'il y a une coalition d'intérêts qui oeuvre activement pour que rien ne bouge." 


 


 Pourtant il faudrait trouver comment : mettre un terme à l'influence des trader à longue distance qui ne connaîtront jamais les ravages écologiques qu'ils provoquent." 


 


 "Ce n’est pas seulement dans les pays ravagés par la guerre qu’il faut apprendre à vivre dans les ruines. Car les ruines se rapprochent et nous enserrent de toute part, des sites industriels aux paysages naturels dévastés." (Anna L. Tsing) 



Des pots de fleurs et des caméras de surveillance pour améliorer le cadre de vie ?



"De l'insoutenable légèreté de l'être..." "Le kitsch, par essence, est la négation absolue de la merde ; au sens littéral comme au sens figuré : le kitsch exclut de son champ de vision tout ce que l'existence humaine a d'essentiellement inacceptable. 


 


 Au royaume du kitsch totalitaire, les réponses sont données à l'avance et excluent toute question nouvelle. Il en découle que le véritable adversaire du kitsch totalitaire, c'est l'homme qui interroge". (Milan Kundera) 


 


 C'est pourquoi quand on constate que 


 "L'obscurantisme est revenu mais cette fois nous avons à faire à des gens qui se recommandent de la raison. Là devant, on ne peut pas se taire." (Pierre Bourdieux) 



Déferlement de haine sur les réseaux sociaux ?



Une suite annoncée pour permettre des projets imposés par le haut ?



Où une écologie punitive autoritaire sera de mise sur les décombres à la lisière ?



On s'arrête ?


On réfléchit ?


On s'organise ?


On fait ?




Notre site Web structuré autour de questions et propositions autour des enjeux actuels et défis à relever dans un monde qualifié en 2017 en transition et aujourd'hui pourrait-on dire en points de bascule irréversibles



On s'y met ?




Journée Ceve IdF avec captages (amateurs ) des interventions 




N'être rien ! Qu'un corps qui travaille, consomme, paye et devant se taire.



29 octobre 2021 : "C'est l'histoire d'un collectif citoyen qui a tout fait pour sauver l'existence d'un espace vert face aux menaces de la bétonisation sous couvert d'un besoin de densification."


(...) Réalisation : Wilfrid Duval



Où on peut évaluer les engagements municipaux et d'élus - initiaux pour faire "taire, isoler, mépriser donc et croire" en période électorale qui ne conduisent à rien !



En 2023 : Réponse des élus et leurs amis dans une ville carencee : verdissement avec des pots de fleurs, non entretien des derniers espaces verts publics, pauvres arbres plantés à la va vite qui meurent, ailantes tous les coins de rue, grilles et digicodes à toutes les résidences aborées privées, mais surtout caméras de surveillance envisagées pour on les cite : "améliorer le cadre de vie" ? !



Comment croire encore à une quelconque démocratie et ne pas voir l'attisement de tous les extrêmes et les plus virulents plutôt que la création d'espaces sains, sereins et apaisés 


Mensonges et foutaises en réponse. Une ville hideuse et contraintes...






En complément de notre petite (grande, immense) bibliographie argumentée 



...



On attend toujours... de ne pas sombrer en-dessous du seuil actuel de 4m2 d'espaces verts publics par habitant dans une ville très carencee avec facteurs aggravants... 



...



Il manque toujours là volonté municipale de s'engager vraiment pour finaliser le projet OCBO qui ne peut exister qu'en finissant de nettoyer la parcelle 45 pour laquelle nous avons 80/100 du financement 



Ces terrains sont communaux


L'association ne souhaite pas se les approprier et ne se positionne qu'en médiateur et animateur pour le projet qui a pourtant obtenu par appels d'offres successifs des soutiens du département, de la région et de la mairie



Et puis rien !



...



Nous patientons


Ça devient long, très long face aux défis et enjeux globaux à relever dans de multiples domaines et dimensions "sociétales "



 Vivre et non survivre... 



...



Les enfants grandissent mieux dans la nature

La nature s'est bon pour les enfants



en écho à nos voeux 2023 voir en commentaire 



que dire ?


Le long de la départementale derrière la station service, là où il y avait un pavillon entouré d'un jardin à été construit quelques logements, les uns sur les autres (2 rangées) 



Le long d'une rue peu passante, le plus éloigné de l'A6B, près du seul Parc de la ville Pablo Picasso,... là où il aurait été possible de construire tous les logements "manquants" (suivant les voeux de la municipalité... car les infrastructures manquent... collège saturé et écoles bondées... seule école en face d'ailleurs où il y a encore de la place...) ils ont construit des bureaux, beaucoup de bureaux (essentiellement à la location aujourd'hui) 



photo 1 les logements 


autres photos les bureaux (on notera l'absence de volets aux fenêtres ... comment est-ce possible encore aujourd'hui...) la crèche sera sans doute avant tout une crèche d'entreprise ?



bref...



tout cela est très carcéral à notre goût quant à la verdure...


dans une ville avec 4m2/habitant et facteurs environnementaux aggravants ...


on remarquera l'absence total de retrait sur le trottoir pour ces 2 projets (rues à sens unique et pistes cyclables absentes pour ce nouveau projet)



bref


bref



les commerces à Gentilly "vivotent" ...



que dire ?